5 - Le cours
De par sa perspective linéaire, le Cours qui cache sous sa croûte le cours naturel de l’eau, est l’axe du village, et fait tout l’attrait esthétique de Saint-Didier lorsqu’on arrive par la route de Carpentras.
C’est d’ailleurs dans le souci de créer une arrivée digne de ce nom jusqu’au portail de son château, que le seigneur de Thézan-Venasque créa durant l’année 1760, cette avenue. A cette occasion il fit don à la communauté d’alors des terrains bordant le Cours pour créer une large et belle avenue qu’il fit planter d’arbres. Ces arbres restaient sa propriété mais il délégua à la commune le soin perpétuel de leur santé.
Cette avenue dorénavant digne de son arrivée, permit, avec les années, l’essor de demeures bourgeoises à étages, aux façades enduites pour certaines, travaillées de moulures en pierre ou peintes de frises à motifs au pochoir, tout du long.
Elle fit la renomée de Saint-Didier, son cachet unique, aujourd’hui encore entretenu par l’attention qui lui est portée en dépit des aléas de la modernité.
L’alignement des vieux arbres de part et d’autre du Cours permet son rafraîchissement durant la saison chaude et de ce fait relève le niveau de vie de ses riverains, entretient la biodiversité gràce aux nombreux petits locataires (choucas, pigeons, hiboux, cigales, mésanges, chardonnerets etc...), et confère un bien-être spécial, propre à Saint-Didier.
Leur fragilité a obligé à rompre l’homogénéité de l’ensemble, notamment en replantant des essences diversifiées pour éviter la propagation de maladies propres aux platanes. Ainsi l’on trouvera parmi eux, du tilleul, du micocoulier, de l’érable.